Ah, la franchise d’assurance habitation ! Ce petit montant qui fait tant parler quand survient un sinistre. Selon la DGCCRF, près de 43% des Français ignorent le fonctionnement exact de leur franchise. Alors comment ça marche vraiment, et pourquoi certains assureurs en font un argument commercial ?
Sommaire
La franchise, cette inconnue qui vous coûte de l’argent
Figure-vous que la franchise, c’est un peu comme quand vous prêtez 50€ à un ami : vous ne récupérerez jamais tout. En matière d’assurance habitation, c’est cette somme qui reste systématiquement à votre charge lors d’un sinistre.
Pour être clair, la franchise correspond à la part non indemnisée par votre assureur. Elle doit obligatoirement être mentionnée dans votre contrat, sinon c’est la porte ouverte aux mauvaises surprises !
Mais pourquoi les assureurs insistent tant sur ces franchises ? La réponse est simple. D’abord, ça leur permet de réduire leurs coûts d’indemnisation. Ensuite, ça évite de devoir traiter une multitude de petits sinistres qui coûtent cher à gérer. Et enfin, ça vous responsabilise un peu – enfin, c’est leur argument !
Les différents visages de la franchise
En matière de franchise, on n’a pas qu’une seule option. Il existe principalement deux types :
La franchise absolue
C’est la plus répandue. Elle fixe un montant qui sera systématiquement déduit de votre indemnisation. Par exemple, si vous avez une franchise absolue de 200€ et un dégât estimé à 1000€, vous recevrez 800€. Simple, non ?
La franchise relative
Plus rare mais parfois plus avantageuse. Elle définit un seuil en-dessous duquel vous n’êtes pas remboursé du tout. Mais au-delà, bonne nouvelle, le sinistre est intégralement pris en charge ! Par exemple, avec une franchise relative de 300€, un sinistre de 250€ ne sera pas remboursé, mais un sinistre de 350€ sera remboursé à 100%.
La franchise en pourcentage
Certains contrats calculent la franchise en pourcentage du sinistre – par exemple 10% des dommages. D’autres combinent pourcentage et plafond : « 10% dans la limite de 400€ ». C’est subtil mais important à comprendre !
| Type de sinistre | Montant du dommage | Franchise | Remboursement (franchise absolue) | Remboursement (franchise relative) |
|---|---|---|---|---|
| Dégât des eaux | 700€ | 200€ | 500€ | 700€ |
| Bris de glace | 150€ | 200€ | 0€ | 0€ |
| Incendie | 2000€ | 250€ | 1750€ | 2000€ |
| Vol | 6000€ | 300€ | 5700€ | 6000€ |
Le cas particulier de la franchise légale pour catastrophes naturelles
Vous vous souvenez des inondations de l’an dernier ? Pour ces situations, il existe une franchise spéciale, fixée par la loi. Les assureurs ne peuvent pas y déroger :
- 1520€ pour les dommages liés à la sécheresse et la réhydratation des sols
- 380€ pour toutes les autres catastrophes naturelles
Comment ça se calcule concrètement ?
Pour bien comprendre, rien ne vaut quelques exemples concrets. Qui n’a jamais eu ce moment de confusion en lisant son contrat d’assurance ?
Exemple avec franchise absolue
Madame Martin a eu un dégât des eaux évalué à 2400€. Sa franchise absolue est de 250€. Elle recevra donc 2150€. Les 250€ restants ? C’est pour sa pomme !
Exemple avec franchise relative
Monsieur Dupont déclare un incendie estimé à 7100€. Sa franchise relative est de 300€. Comme le montant du sinistre dépasse la franchise, il touchera l’intégralité des 7100€. Pas mal, non ?
Exemple avec franchise en pourcentage
Madame Durand a été cambriolée. Préjudice : 4500€. Sa franchise est de 10%. Elle recevra donc 4050€ (4500€ – 450€). C’est toujours ça de pris, mais ça fait quand même 450€ qui s’envolent !
Exemple avec franchise en pourcentage + plafond
Monsieur Delville a subi un incendie estimé à 5500€. Sa franchise est de 10% mais plafonnée à 400€. Résultat : il touchera 5100€. Le calcul aurait donné 550€ de franchise, mais grâce au plafond, il est limité à 400€.
Peut-on vraiment échapper à la franchise ?
C’est LA question que tout le monde se pose ! Et la réponse est : oui, c’est possible. Certains assureurs proposent des formules sans franchise. Évidemment, la prime d’assurance sera plus élevée – on n’a rien sans rien, vous vous en doutiez.
Ces formules « zéro franchise » valent particulièrement le coup si :
- Votre patrimoine immobilier et mobilier est conséquent
- Vous habitez dans une zone à risque (inondations, cambriolages fréquents…)
- Vous n’avez pas d’épargne de sécurité pour absorber le coût d’une franchise
Une autre astuce : certaines compagnies permettent de « racheter » la franchise moyennant une augmentation de votre prime. C’est un peu comme payer un supplément pour avoir l’esprit tranquille.
Qui paie la franchise lors d’un sinistre ?
J’ai récemment discuté avec un ami qui avait subi un dégât des eaux causé par son voisin du dessus. Sa grande question : « Dois-je payer la franchise alors que ce n’est pas ma faute ? »
La réponse est simple : si un tiers responsable est identifié, c’est son assurance responsabilité civile qui prend en charge. Dans ce cas, pas de franchise pour vous ! En revanche, sans tiers responsable, la franchise reste à votre charge.
Comment bien comparer les franchises entre assureurs ?
Ah, le fameux parcours du combattant ! Pour comparer efficacement, consultez les conditions générales des contrats. C’est là que vous trouverez le détail des franchises pour chaque garantie.
Ne vous fiez pas qu’au prix de la prime ! Une assurance moins chère peut cacher des franchises plus élevées qui vous coûteront cher en cas de sinistre. C’est un peu comme ces restaurants pas chers où on vous fait payer l’eau et le pain – l’addition finale n’est pas si avantageuse.
La franchise en pratique : quand et comment la payer ?
Bonne nouvelle : vous ne sortez jamais votre chéquier pour payer la franchise. Elle est simplement déduite de votre indemnisation. Si vous avez un sinistre de 1000€ avec une franchise de 200€, vous recevrez directement 800€. C’est aussi simple que ça !
Votre assureur ne vous demandera jamais de lui verser le montant de la franchise. C’est juste la part du sinistre qui reste à votre charge.
En fin de compte…
La franchise, c’est un peu comme l’appendice du contrat d’assurance : on n’y pense pas jusqu’à ce qu’elle nous fasse souffrir ! Alors, que préférez-vous : une prime d’assurance plus basse avec une franchise, ou payer plus cher pour être totalement couvert ? Au fond, n’est-ce pas une question de tempérament face au risque ?

Je m’appelle Patrick Phaneuf, passionné de véhicules électriques. J’ai toujours aimé l’innovation, mais ce qui m’a marqué, c’est la première fois qu’une voiture a roulé sans bruit. L’électrique, c’est le futur, mais aussi un peu de poésie.











